PETITE ENFANCE / EDUCATION


Petite Enfance : la fin d’une priorité

« Nous faciliterons la vie des familles » Candidat Moudenc, journal de campagne 2014

« La petite enfance constitue l’une des priorités de ce mandat. » Jean-Luc Moudenc, Guide Petite Enfance Toulouse

Et vous, vous en pensez quoi ?

La droite toulousaine met en avant les chiffres de son «Plan 1000 places en crèches supplémentaires entre 2014 et 2020 ». Mais qu’en est-il réellement ?

Il faut tout d’abord savoir que depuis le début de ce mandat, aucune crèche municipale n’a été créée. Certes, le maire en a inauguré sept (Lampagia, Bordeblanche, Bourrassol, Amouroux, Montaudran, Rangueil et la Roseraie) mais toutes avaient été programmées sous le mandat précédent par la majorité de gauche. Cela représente 350 places. Par contre, c’est bien la majorité actuelle qui a décidé la fermeture de la crèche municipale des Sept-Deniers.
L’objectif assigné aux crèches municipales, c’est la rentabilité : il faut remplir à tout prix. D’où une plus grande difficulté à assurer l’accueil occasionnel d’enfants en raison de situations familiales particulières. Les horaires ont été resserrés : les crèches n’ouvrent plus qu’à 7h30, contre 7h auparavant ce qui pénalise de nombreuses familles.
Le non-remplacement des départs en retraite des personnels, décidé en 2015, a créé une situation de sous-effectif permanent dans les crèches. Les absences pour maladie, congés ou formation sont difficilement remplacées. Malgré son dévouement, le personnel est à bout : inévitablement les conditions d’accueil des tout-petits se dégradent.
Le choix priorisé par le Maire est celui des crèches privées, associatives ou mutualistes, certes subventionnées par la Ville, mais dont elle ne maîtrise ni la gestion, ni le personnel.
Peu à peu, la mairie ferme les crèches familiales et ne remplace plus les assistantes maternelles en retraite : cela constitue une baisse significative des capacités d’accueil sur la Ville.
Les nouvelles règles d’attribution des places en crèche sont redevenues opaques et complexes. Une opacité qui ouvre la porte au clientélisme. Et la suppression du critère des revenus familiaux renforce inévitablement les inégalités sociales.

Et vous, vous en pensez quoi ?